Bruit : qui est déjà Mozart?

 

La « régression de l’écoute » chez Adorno se réfère non pas à un phénomène psychologique, individuel, mais au processus dans lequel l’écoute des individus est modelée par la logique de consommation qui conduit le « public » ou la masse à un paradoxe : écouter et tirer du plaisir de l’absence même d’expérience musicale (pratiquer un instrument, apprendre à chanter, à différencier les sons, les compositions, les instruments, aller à un concert, etc.)

Ce processus « utilitaire – consommiériste » rétrécit l’écoute au point que l’on peut percevoir « du » Mozart en visionnant un clip publicitaire sans savoir de quelle partition il s’agit, quels sont les instruments, qui y jouent et … qui est Mozart. La musique utilisée dans les espaces publics (boutiques, halls de gare, hôtels, etc.) devient la matière première dans la production des bruits « de fond ».

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A propos artefa

directrice d'Artefa, anthropologue, écrivain, traductrice
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