Carte de visite ARTEFA

ARTEFA est une association loi 1901 fondée en 2006 dont le siège est au

13 rue Poliveau                                                                                                                               75005 Paris                                                                                                                                      email: artefa05@gmail.com

Artefa est un lieu de passage vers l’invention d’une critique des théories systémiques qui ordonnent l’agencement psychologique des individus et cherchent à dissimuler la puissance et la responsabilité des institutions. Par l’institution nous entendons tous ceux qui ont un « mandat » ou une « mission » et qui, à ce titre, « opèrent à coeur ouvert » dans la vie privée des autres. Par exemple, critiquer la puissance institutionnelle qui déplace vers des catégories de handicap et d’incapacité tout en causant de potentialités des individus qui ont « la chance » de demander de l’aide éducative pour leurs enfants. Comment inventer dans ce chaos négatif, stérile, la volonté d’inventer  ? Inventer autre chose qu’une répétition des « échecs » et des « malheurs » que les théories et les pratiques cristallisent dans la vie des enfants et de leurs parents. 

Nous avons une expérience critique dans le domaine de la vie et le devenir des enfants-des-autres.  Pour Artefa, il s’agit d’ouvrir un champ de réflexion autorisant les personnes à accéder à une vie ordinaire même si les « événements » de leur vie ou leurs propres caractéristiques individuels et familiaux ne répondent pas précisément aux normes scellées dans les discours des sciences humaines largement dominées par le psychologisme-biologisme-béhavioriste se revendiquant paradoxalement de Freud et Lacan et du gourou de la « théorie de l’attachement ». Ce scientisme confère une légitimité objective à des préjugés et stéréotypes qui sont issus souvent des idéologies raciales et fascistes, tel que l’explication causale mystique biologiste lorsqu’il s’agit de la filiation et de l’identité de l’enfant, par exemple. Nombre de ces « concepts » rigidifiés comme des monades sont introduits dans la vie des enfants qui sont « hors normes » et de ce fait la puissance de l’institution s’emploie pour que le « hors norme » exclut l’enfant de son droit à la vie et à l’éducation ordinaire (cette notion est importante dans le domaine du droit à la vie et à l’éducation). 

Nous connaissons de près l’alliance destructrice de vie et d’avenir humains qui se produit dans les interactions entre la protection de l’enfance et l’Education nationale. La fusion entre ces deux systèmes – qui tournent chacun sur son propre axe et pour son seul intérêt bureaucratique – poursuit l’intérêt de maintenir un clivage total entre le droit et les pratiques d’éducation et de transmission propres aux professionnels. ces derniers sont eux-mêmes des instrument au service de cette destruction de l’enfant et cela au nom mystique de la « vérité » de leurs grilles d’observation et de leurs discours « savants » portés comme des armes contre l’enfant et sa famille. De sorte que les moyens sont mis en oeuvre pour produire de l’échec et de la non-application des principes de droit et de l’anthropologie. Ainsi, par exemple, le fait d’être inclus dans une catégorie stigmatisant d' »enfant abandonné » est « traduit par « statut » dans le discours des chefs de la protection de l’enfance et même des magistrats qui parfois oublient leur propre pensée et doctrine de droit.

La superposition d’un nombre incalculable de fonctionnaires dans ces deux systèmes et une ignorance crasse des politiques et de leurs « experts », « conseillers » est aussi maintenue pour « brouiller » les phénomènes de destruction et d’exclusion des enfants et de leurs parents. Mais il arrive que les chefs qui sont plus proches de terrain et ont une vision d’ensemble ouvrent les yeux et constatent l’écart phénoménal entre les grands principes de « bienveillance » et de droit et la réalité générée par les théories et les pratiques de reproduction des échecs et des malheurs dans la vie des gens. Et ces personnes font des burn-out car elles sont réduits à l’impuissance devant l’énormité de la tache: car ces dysfonctionnements graves sont devenus des fonctionnements, de sorte que l’anormal est une norme du… normal. Cela peut rendre fou, en effet.

Et plus on met des moyens dans cette logique tordue plus ces moyens aggravent l’état des équipes et des « bénéficiaires ».

Mais une politique de l’éducation ne s’invente pas en déconstruisant des systèmes qui se referment sur eux-mêmes depuis deux siècles. La déconstruction passe par l’expérimentation avec les professionnels du terrain et avec une obligation faite aux chefs et responsables de se former et d’apprendre à faire un pas de côté, notamment dans la prise de décision. Sans la formation des chefs et des politiques, il y a toujours la possibilité d’introduire et d’accompagner une expérience créative sur le terrain, mais l’institution ne change pas pour autant. L’approche qui porte réellement l’accompagnement, la création d’autorité avec les parents, la transmission et l’éducation reste en marge et ne fait pas la Une dans les colloques portés en haut des pyramides. Ce travail de fourmi est nécessaire mais au bout de dix années de chantiers, Artefa constate que la perte de sens, les discours « hors sol » stimulant la peur et le rejet de l’autre ont envahi les hauts des pyramides et les médias. Ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à réfléchir sur la manière dont l’altérité est pensée par les professionnels. Comment enrichir le vocabulaires et les modes de penser l’autre et sa propre posture en marche ? Comment se guérir des clichés qui épuisent les professionnels et plongent parfois les membres d’une équipe dans une guerre larvée ? Comment sortir d’un langage chargé de discriminations à peine dissimulées derrières des « concepts » poussiéreux qui rendent les réunions de synthèse et les écrits irrespirables, oppressants comme des cachots? Comment se réveiller et danser lorsqu’une équipe cultive l’engourdissement, la fatigue et les susceptibilités qui exigent de se refermer  « entre soi » où chaque question dérange comme si on touchait à la peau de tel ou tel éducateur ou psychologue ? Comment sortir d’un hypnose collective dans les équipes qui arrange souvent les chefs en haut de la pyramides qui se prendre eux-mêmes à juger les équipes avec les mêmes critères de handicaps que l’on applique aux enfants? Comment passer de l’immobilisme à la danse ?

La directrice d’ARTEFA est Maria Maïlat, anthropologue de la société française, auteur de nombreux livres, articles, ancienne chargée de mission auprès de la Délégation interministérielle de la famille et du Ministère de la famille. Elle est chargée de cours à l’Université de La Réunion (après avoir assuré cette fonction à Paris 5 et Paris 13). Elle a réalisé aussi plusieurs films documentaires. elle est auteur de romans, nouvelles, recueils de poème. Ancienne vice-présidente de la Maison des écrivains et de la littérature, membre du jury international de poésie, essai et arts plastiques. Elle a reçu plusieurs prix dont le Prix Aristote de l’essai littéraire.

Le bureau d’ARTEFA 

Le président d’ARTEFA est Olivier Le Cour Grandmaison. Il enseigne à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne les sciences politiques et la philosophie politique. Il a dirigé et animé plusieurs séminaires au Collège International de Philosophie. Il a notamment publié Les citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992). Avec C. Wihtol de Wenden, Les étrangers dans la Cité. Expériences européennes, préface de M. Rebérioux, (La Découverte, 1993). Avec C. Gautier, Passions et sciences humaines, (PUF, 2002).

Ses derniers ouvrages parus sont : Haine(s). Philosophie et Politique, avant-propos d’E. Balibar, (PUF, 2002) et Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial (Fayard, 2005). Avec G. Lhuilier et J. Valluy. Le retour des camps ?. Sangatte, Lampedusa, Guantanamo, (Editions Autrement, 2007). La République impériale : politique et racisme d’Etat (Fayard, 2009).

Melaine Cervera est le trésorier d’ARTEFA. docteur en sociologie, ingénieur d’Etude à l’Université Paris Est Marne la Vallée sur la Thématique de l’Economie Sociale et Solidaire : Système coopératif, monde associatif, syndicalisme, finances solidaires, Melaine Cervera assure des interventions dans le programme « Service Public de l’Emploi et Structure d’Insertion par l’Activité Economique ». Il est aussi chercheur pour le Centre d’Etudes de l’Emploi.

L’association est composée de bénévoles et de consultants ayant à la fois une réflexion pluridisciplinaire, un attachement à l’écriture et une expérience de terrain.

3 commentaires pour Carte de visite ARTEFA

  1. Gilles de Wavrechin dit :

    j’aimerai rentrer contact avec Maria Mailat

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s