Changer de paradigme en protection de l’enfance

La fonction parentale prise au piège de l' »adhésion »
L’angélisme des services sociaux et judiciaires sidère l’anthropologue plongé dans les discours et les écrits de ce vaste champ de bataille qui attire et rassemble toutes les idéologies, « autorise » tout excès d’intervention dans la vie d’un enfant sans avoir en retour l’obligation d’évaluer les effets produits par ces « prestations » – « PROTECTIONS » dans la vie des enfants devenus adultes.
Comment est-ce possible de penser un seul instant que les parents doivent adhérer et collaborer avec un système de surveillance-contrôle et de jugement morale négatif qui détruisent le fondement même de la dignité de l’être humain dans notre société, fondement sacré inscrit dans la Constitution française ? Il s’agit de la vie intime des personnes, du respect que la société se doit d’installer entre les membres de la même famille constituée de structures de parenté, structures culturelles et irréductibles à la biologie et à la faute.

Si le parent n’adhère pas, quel choix lui est donné par les institutions ?
 Aucun choix.
La non-adhésion vaut preuve de faute et « autorise » les institutions à alourdir la faute du parent.

De plus, les pratiques passent du rituel perpétuel de l’observation-contrôle « in vivo » (comme s’il s’agissait d’un poulailler) vers des réunions de synthèse où l’on évoque « le passé » en terme de désastre et on fabrique de la prédiction négative, tout en oubliant que les mots appliqués à la vie des autres détruisent toute la culture humaine de la protection de l’enfance; ces mêmes mots obscènes utilisés sous couvert de « psychologie » envahissent par la suite les représentations concernant les enfants et les jeunes. Quels sont les actes professionnels qui rendent possible l’estime réciproque et le lien social entre l’autorité des professionnels et l’autorité parentale ? Qui est auteur de quoi dans la vie de l’enfant? Quelles structures linguistiques et anthropologiques sont instillés voire inculqués aux enfants par le discours de la puissance instituante des professionnels et des magistrats?
L’analyse des échanges dans les réunions synthèse nous indique que nous sommes loin d’un espace créatif où l’on mobiliserait la pensée pour innover le vivre ensemble qui commencerait par tourner la page des discours négatifs et de la violence qui clive en deux camps ennemis les parents et les services sociaux. Les membres de la famille et le proches sont exclus de ces rassemblement repliés sur les professionnels. Ce rempli ne serrage personne, vraiment ? Les parents et les proches sont « convoqués » avec le vocabulaire de la faute et du soupçon. les poches figurent rarement dans les convocations: tantôt contre les parents, tantôt comme « complices » de la faute attribuée aux parents.
Pas de société civile en protection de l’enfance. Pas  de citoyen non plus … pas d’association. Nulle structure instituante la dignité ordinaire d’égal à égal entre les professionnels et les parents afin que le débat contradictoire (propre à la démocratie) puisse avoir lieu. Sans ce débat contradictoire de dignité comment avancer vers le projet POUR l’enfant ?
Comment arrêter d’incorporer l’enfant au placement ? L’analyse des écrits abondent en arguments pour placer l’enfant et ensuite pour maintenir son placement. l’horizon de la protection de l’enfance est bouché par le placement et ce phénomène dure depuis plus de cinquante ans. L’enfant n’existe pas dans ces écrits en tant que personne. Il est le « siège » des troubles, des problèmes, des paroles négatives qui justifient le placement.
Les centaines de pages de rapports et d’ordonnances analysées dans le cadre de notre travail d’anthropologue ne permettent pas de comprendre qui est l’enfant ordinaire accédant aux mêmes droits que tous les enfants. L’obsession du placement et de son maintient est tellement puissante que l’on ne se rend même plus compte qu’en parlant de « retour » de l’enfant chez lui, on emploie le langage utilisé jadis pour les bannis. Ce système barre la continuité de la vie pour l’enfant. Alors que l’enfant n’a qu’une seule vie composée de multiples expériences qui ne le rendent intelligent que si elles sont reliées dans un « livre » avec des chapitres qui communiquent, qui génèrent du fluide. Pourquoi parler de retour et pas de la continuité de la vie ordinaire sans lui appliquer des mesures qui saucissonne sa vie ? Même le document « projet pour l’enfant » est appliqué non pas par enfant, mais par … mesure! Un enfant a ainsi, un empilement incongru de documents qui sont papiers bureaucratiques sans aucune culture vivante de projet pour l’inscrire dans la vie ordinaire et une identité ordinaire digne d’estime non-marquée par le malheur d’avoir été pris en charge par l’ASE.
Les prises en charge évitent soigneusement d’intégrer les besoins humains de l’enfant. Ils se contentent de le réduire à un organisme sans esprit, sans humanité, un organisme ayant des besoins primaires. Les besoins de reconnaissance, d’appartenance, de liberté, d’estime de soi… où sont-ils dans les guides et grilles de lecture des professionnels?
Le besoin d’appartenance fonde l’identité (attestée par son acte de naissance) qui ne se réduit jamais aux comportements des parents. Autrement dit, chaque enfant est le fils de… ou la fille de … et cette identité doit être respectée, réhabilitée, reconstruite dans la protection de l’enfance par l’affirmation de la dignité des parents qui sont auteurs de l’inscription de leur enfant dans le monde. Ils sont auteur par l’acte de reconnaissance exprimée dans la culture au-delà du biologique, bien sûr: reconnaissance de la filiation établie dans l’égale dignité par adoption, par possession d’état, au moment de naissance, après ou avant la naissance de l’enfant. Le biologique marque le mythe des origines ou l’ontologie de l’enfant mais la filiation est un acte de la culture par excellence, délimitée clairement du biologique.
Il est temps d’introduire l’innovation dans le service public : le respect des familles confrontées à des difficultés, tel que le droit le définit. Le champ de ruines généré par les actuelles théories guerrières portées contre la société civile et qui diabolise la fonction parentale pourrait devenir le chantier du vivre ensemble, à condition de changer de paramètres. Il faudrait instituer la formation des travailleurs sociaux avec une finalité humaniste: avec des notions anthropologiques, philosophiques, épistémologiques du droit commun et des méthodes d’évaluation qui rendent compte des effets produits par les compétences professionnelles dans l’éducation et le devenir des enfants qui grandissent. Il faudrait également mettre une limite à l’invasion et aux dispositifs qui bafouent la vie privée des familles et leur domicile.
Passer de la prévention/protection vers une culture du projet dans les services sociaux exige de rénover aussi la fonction du juge des enfants qui est enlisée dans l’excès du jugement moral-pénal de condamnation des parents autant que de leurs enfants.
Le placement est le haut lieu de punition et où l’on tatoue l’échec à même la peau de l’enfant : échec de sa vie dans sa famille, échec de sa vie avec ses frères et soeurs, échec de sa scolarité, échec de son accès aux apprentissages dont le langage qui ne s’acquiert par la peur mais par la créativité et la dignité. Et, cerise sur le gâteau : échec de son placement dont il est accusé, c’est lui et personne d’autre qui met en échec sa propre protection ! Une telle déresponsabilisation des institutions étonne l’anthropologue. Jusqu’où faut-il financer et légitimer un système destructeur d’enfants et de la dignité des parents au nom de leur protection ? Il est possible de faire un pas de côté et de travailler autrement et ce changement, nous l’avons accompagné dans plusieurs institutions.
Qui enseigne l’épistémologie et l’herméneutique dans les services de protection de l’enfance ? La plupart des travailleurs sociaux et des cadres ne connaissent même pas le sens de ces deux mots. Vue leur formation, il n’est pas étonnant que certains se sentent « agresser » lorsque l’anthropologue introduit une approche épistémologique de la « théorie de l’attachement », par exemple.
La protection de l’enfance n’adopte pas une démarche épistémologique pour la simple raison que les travailleurs sociaux doivent intégrer la confusion entre les hypothèses d’une théorie déterminée historiquement et la « vérité ». Les repères des professionnels instituent des aprioris négatifs (érigés en vérité-réalité négative) dans la vie des familles. Cette violence institutionnelle « légitimée » par les magistrats brûle l’accès de l’enfant à l’expérience ordinaire du vivre ensemble et à sa vie privée. Plus exactement, les enfants pris en charge sont exclus de l’expérience ordinaire de la vie privée, ce qui les empêche de se construire une identité ordinaire et singulière comme les enfants élevées dans la société civile. Un des indicateurs de ce fait : les rapports ne contiennent que « l’historique » des mesures. Les mesures sont cannibales : elles engloutissent la vie ordinaire de tout enfant et réduisent en cendres la mise en mots de la vie et de l’histoire des familles. Cette discrimination qui ne dit pas son nom, légitimée par la protection de l’enfance, doit être déconstruite et remplacer par des nouvelles méthodes de travail créatif avec les parents, la fratrie, le réseau de parenté et les proches de l’enfant, pour l’enfant.
Lors de notre travail d’analyse de pratiques et d’évaluation interne les questions partagées avec les professionnels sont, entre autres : – comment est-ce possible d’imaginer ou de fantasmer sur l’adhésion des parents aux « motifs du signalement » ou « au motifs du placement » lorsque ces « motifs » sont des accusations détruisant leur dignité humaine ? Qui peut adhérer à sa propre humiliation dans un régime démocratique ? Comment quitter le jugement moral et la faute attribuée aux parents sous couvert de théories « psy »?
Il faut creuser les discours sur l’adhésion du parent pour comprendre qu’il s’agit d’exiger de la part d’un individu de battre sa coulpe devant les institutions érigées en juge suprême des identités humaines prises au piège du côté de leurs enfants. Certes, les institutions ne pratiquent plus le rapt comme à La Réunion dans les années 1970.  La perversité des actuels discours rend plus difficile l’analyse des mécanismes de discrimination et de destruction de l’identité des enfants. la perversion est redoutable, car elle agite le cadavre d’un enfant : « Et si demain, un enfant se fait tuer, ça sera de votre faute », murmure une « puce » implantée dans la tête de chaque professionnel. Ainsi, la faute que le professionnel jette vers le parent, revient à la figure du travailleur social, puis elle est collée à l’enfant devenu adolescent ou jeune. La faute marque son « autonomie ».

La norme économique en protection de l’enfance
Les familles ciblées par le placement d’enfants ne correspondent pas aux normes économiques de cette société. Le fait que les normes économiques composent le principal critère hygiéniste et destructeur de la vie privée des familles est visible quand nous lisons les ordonnances des juges des enfants. Lorsque l’enfant « bénéficie » d’un accueil PROVISOIRE à l’aide sociale de l’enfance, il n’existe pratiquement plus d’ordonnance qui ne confisque le droit des parents : non seulement leur droit à percevoir les allocations familiales, mais surtout l’exercice de leur autorité parentale.  L’analyse effectuée avec les repères de l’anthropologique politique met en évidence la confiscation de biens des parents dans le sens où le magistrat n’impose au conseil général et à ses partenaires aucune obligation positive pour créer des conditions de dignité et rendre effectif l’exercice de l’autorité parentale dans le domaine des biens matériels dont font partie les allocations familiales. Le parent est encore plus enfoncé dans une condition de déchet, dans l’obsolescence de sa présence dans la vie de la cité et dans la vie de son enfant.

L’endoctrinement des travailleurs sociaux 
Pendant leur formation initiale, les travailleurs sociaux n’accèdent ni à l’herméneutique ni à l’épistémologie. Comment prendre soin des autres quand on est entraîné à chasser, à traquer les fautes ?
Détruire le souci de l’autre entraîne la destruction du souci de soi, ce qui  est visible dans les rangs des travailleurs sociaux pratiquant des rapports de conflit et de cruauté au sein même des équipes. Souci de soi, souci des autres, cela exige une réflexion herméneutique : découvrir et attester du fait que l’humiliation du parent au nom de la protection de l’enfance entraîne une perte d’estime du travailleur social. Que la logique de la faute déresponsabilise les adultes et produit un déni profond de la condition humaine de l’enfant qui a droit à sa filiation/à son identité et à la vie privée avec sa famille.
La vérité qui tue n’est plus la vérité mais le motif d’une guerre sans merci que l’Etat cultive contre la société civile. La protection de l’enfance n’est qu’une parcelle d’un Etat Léviathan (cf. Hobbes) qui continue de « vendre » son image d’Etat-providence. L’institution est un Léviathan, elle n’est pas bonne, bien au contraire.  Son humanisation exige une construction solide de l’intelligence sensible entre adultes.
Dans la formation initiale, les travailleurs sociaux apprennent à utiliser une forme de « jugement » qui bouge sur le fil de deux termes dichotomiques rattachés l’un à l’autre : d’un côté, les travailleurs sociaux rangent les parents dans la case « CAUSE » de tous les maux. Et de l’autre, les enfants sont rangés dans la case « victime ». Ce jugement causal et fataliste fige l’enfant dans le rôle de la victime. Les travailleurs sociaux ne sont pas accompagnés pour comprendre que dans notre culture, la fonction de victime est celle d’un futur sacrifié. La victime n’est pas responsable. C’est la définition même de la victime. Mais un enfant qui grandi dans un système victimaire est privé d’éducation qui ne peut exister que par un apprentissage de la responsabilité. L’enfant-victime est empêché d’accéder à cette éducation donnée à tout enfant dans une consisté démocratique. Un tel traitement le rend in-humain, a-humain. Et puisqu’ils ne peut que grandir, il grandit dans un processus qui le sacrifie: d’enfant-victime, il passe dans la catégorie adolescent-dangereux. Même son accès à la langue est détruit: gros mots, insultes, mutismes, incohérences, retard … La violence des institutions induit ces « malformations » anthropologiques chez l’enfant délogé des structures élémentaires de la parenté, de la socialisation et du lien social. Car les liens qui entourent l’enfant sont massivement des liens salariés, à l’opposée des liens sociaux qui sont vivants animés par la logique du don.
En quoi consiste le rituel sacrificiel que les institutions pratiquent à l’encontre des enfants? Au cours de sa prise en charge, l’enfant est basculé du rôle de victime dans le rôle du persécuteur de l’institution ou dans le rôle de l’incapable, délogé d’une place ordinaire d’égal à égal avec les autres enfants de sa classe, par exemple.
Un autre aspect qui découle de ce mécanisme destructeur de l’identité humaine de l’enfant:  lorsqu’un parent a été « connu » en tant qu’enfant protégé par les services de l’ASE, les discours et le contrôle négatifs se mettent en place immédiatement. Devenu parent, il se trouve piégé automatiquement et enfermé dans une catégorie négative. Le signalement frappe son propre enfant et le placement est décidé plus rapidement que lorsqu’un parent « n’est pas connu » par les services sociaux. Une minorité de professionnels sont conscients qu’ils reproduisent le regard négatif porté sur deux, trois générations. Mais l’argument héréditaire demeure coriace, comme si la culture se transmettait par une imitation de type « copier-coller », ce qui montre que ces « gens-là » ne sont pas des humains comme les travailleurs sociaux, les magistrats, les élus…
Pourquoi ne pas déconstruire ce fonctionnement que l’on constate dans tous les conseils généraux? Pourquoi ne pas innover une approche globale, humaine de projet pour l’enfant dans son environnement familial et social en commençant avec le projet pourra voir un domicile avec sa famille ?
Pourquoi ne pas agir sur une base éthique qui vous rend fier d’avoir contribuer à l’éducation et au devenir des enfants en protection de l’enfance? Pourquoi ne pas dire lorsqu’un professionnel rencontre un ancien » placé » à l’ASE devenu à son tour parent :  «  Chic, super, ce parent a des compétences puisqu’il a grandi et a été éduqué par nos services, entouré de compétences professionnelles, de liens d’attachement, d’affiliation, d’affectivité, de confiance, il a eu une vie meilleure que dans sa famille, il saura élever ses enfants! »

Un détour anthropologique 
« La colonie pénitentiaire » de Kafka nous rappelle que le pouvoir du maître ne peut exister que sʼil y a des esclaves qui lʼalimentent par leur sacrifice. Maître et esclaves forment un tout indissociable. La masse des esclaves est plus grande que celle des maîtres. Dans notre
(post)modernité on ne parle plus de rapports de domination dans la formation des travailleurs sociaux, des médecins et des psychologues devenus fonctionnaires. Et pourtant, lʼobéissance est un “idéal” inscrit dans les murs de l’administration… dans cette « culture », on ne trouve aucune traces de l’innocence, de l’homme accueilli avec l’attique de Levinas ou le contrat social de Rousseau. Seules les experts fabriquant la fusion entre « droit » et psychopathologie règnent sur la machinerie bureaucratique des services sociaux et médico-sociaux.
Kafka dévoile l’essence  de cette machinerie que l’obéissance des employés met en mouvement pour les « usagers ». Dans une telle organisation, le rapport à l’usager (le parent, le patient, le jeune) se résume ainsi: “La faute est toujours certaine.” Victime ou pas, la faute est la certitude de toute administration. La faute est assimilée au destin. Si vous êtes là, à demander le RSA, à n’avoir pas un travail, à vous plaindre d’être victime de votre mari violent ou que votre enfant est placé à l’ASE, alors, la première chose exigée de vous c’est de collaborer, d’obéir à l’administration. Votre obéissance conditionne votre existence aux yeux de l’administration. Mais la faute est fichue dans votre caractère (comportement). Il ne vous reste qu’à vous déshabiller, à déballer les moindres détails les plus intimes de votre vie qui se feront décomposer en déchets:  en symptômes, troubles, défaillances, défauts, échecs. Les observateurs avec leur jargon gravent le stigmate de la loi de l’obéissance dans votre chair. une obéissance sans objet, sans but, juste OBEIR: c’est la loi de ceux qui distribuent les aides appropriées (appropriées à quelle forme de destruction de la dignité ?) Obéir à ETRE incapable, défaillant, réduit à une biologie ou à un état d’organisme animal, dépourvu d’humanité. Un objet d’obéissance.
L’aide est toujours assortie d’un jugement (bureaucratique) qui scelle la faute dans un dossier. Pas d’aide sans faute et sans un dossier-stigmate qui ne vous lâchera pas et sera activé même pour vos enfants. L’aide est un appât pour que les esclaves entrent dans la colonie pénitentiaire.
Dans la Colonie pénitentiaire de Kafka, il ne suffit pas dʼinscrire la loi de l’obéissance dans la chair de l’usager, il faut aussi que cela dure, car seulement à la sixième heure on perçoit une « évolution »:
“Lʼesprit le plus stupide sʼouvre alors. Cela commence autour des yeux, puis rayonne et sʼétend.(…) lʼhomme commence à déchiffrer lʼinscription, il avance les lèvres comme sʼil épelait. Vous avez vu quʼil nʼest pas facile de lire cette écriture avec les yeux; eh bien, lʼhomme la déchiffre avec ses plaies. Cʼest un gros travail, certainement: il lui faut six heures pour finir. (…) La justice a fini son œuvre: moi et le soldat, nous enterrons le corps. »
(M.Maïlat, fragment d’un cours donné dans la formation des magistrats. Extraits de Kafka, La colonie pénitentiaire. référence à W. Bejamin, Œuvre I, Editions Gallimard : « Destin et caractère »)

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