Penser le tabou d’inceste

Une obsession récurrente dans les discours performatifs des psychologues et travailleurs sociaux portent sur le mot « inceste » qui est ainsi installé « tranquillement » dans la langue, c’est à dire, là où devrait être signifié et symbolisé par une oblitération ferme le tabou. inceste à la place du tabou d’inceste produit une cassure, fêlure car le mot est institué par ce qui ont le pouvoir de dire, d’établir une vérité dans ce « qui est ».

Dans ce foire de formules qui fusent et infusent la langue dans les réunions de synthèse et les écrits des professionnels que reste-t-il encore de la compréhension du tabou d’inceste lui-même.

Sommes-nous encore capable de creuser dans ce brouhaha où il est question de sexe? Parler ainsi d’inceste tout azimut, oubliant de l’associer dans la langue à son corolaire le TABOU, renvoie à une douce folie pornographique qui passe de service social en service social par les cabinets des magistrats et des psychiatres. car la peau de chagrin qui reste de ce tabou se résume au sexuel, à la chose sexuelle honteuse, sale décliné en attouchements (entre frères/soeurs) jusqu’au terrible accouplement bestial entre parents et leurs enfants. L’inceste semble servir davantage le contrôle des sexualités intra-familiale dont parlait Foucault qu’une quelconque intérêt et compréhension des  structures de parenté et d’échange qui constituent notre culture.

Un deuxième grand thème aussi émouvant rattaché au fable et aux affabulations de l’inceste est la consanguinité. L’un semble aller « naturellement » avec l’autre. Seulement, voilà, en réalité  il n’y a rien de plus antagonistes que le tabou d’inceste et le mythe ou la théorie de la consanguinité. Leur apparente « articulation » reflète une absence de logique et de discernement très sonnant de la parti de ceux qui les combinent dans leur discours.

ARTEFA utilise la formation pour mettre en mouvement des savoirs ignorés par les travailleurs sceaux et les psychologues, mais aussi par les cadres, savoirs issus de l’anthropologie et de la science génétique dans le but d’enrichir la compréhension des mutations qui sont en train de se produire (et d’être produites) et de contribuer au changement des pratiques d’intervention dans les réseaux de parenté. une première partie de ces apports font l’objet d’un power point présenté dans la pièce attachée à cette introduction par Maria Maïlat

alliance tabou_inceste consang artefa mailat Part 1

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